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Troll de Boiscommun, Labourot, Lerolle, Morvan, Sfar
Interview de Thomas Labourot
Interview de Thomas Labourot
Réalisée par Grand-Pas durant le mois de septembre 2003.
© 2003 Grand-Pas et Thomas Labourot.
Lors d'une séance de dédicace à Paris BD 2003 j'ai eu le plaisir de rencontré M. Thomas Labourot qui m'a fait une superbe dédicace et a eu la gentillesse de répondre à quelques questions.
Malheureusement m'a mémoire étant ce qu'elle est j'ai préféré lui demander une réelle interview par mail... c'est donc elle que vous allez lire, les questions posées étant le reflet de la discussion que j'avais eu avec l'auteur.
  Monsieur Labourot pourriez-vous en quelques mots vous présentez (votre parcours, vos envies) et nous dire ce que pour vous représente ce premier album publié ?
Je suis né le 31 mars 1977 à reims j'ai eu un bac économique...
Ensuite j'ai fait pendant un an les beaux arts de Reims où j'ai été viré pour la simple raison que je voulais ouvrir la section BD et que ça n'a pas plus vu que j'insistais pas mal.
Puis j'ai fait 2 ans dans une école de théâtre. Au final c'était soit le théâtre soit la bd. Ce fut donc la bande dessinée. Après avoir rechercher un éditeur pendant encore deux ans environ j'ai rencontré Jean-David Morvan et Guy Delcourt qui m'ont de suite proposé de prendre la suite de Troll.
J'ai bossé sur l'album environ pendant un an et la suite on la connait...
  Troll est une série dont vous reprenez le dessin à la suite de M. Boiscommun. La passation de flambeau s'est-elle bien passée ?
Sans problême...
  Comment avez-vous abordez cette reprise ?
Très bien en fait je n'avais aucune pression de personnes. Ni de l'editeur ni de Jean-David. En fait j'ai été super libre du début jusqu'à la fin de l'album.
  Quelles ont été vos envies au niveau du dessin ?
Surtout ne pas faire du Boiscommun.
Pas que je n'aime pas son travail mais je voulais crée quelque chose de complétement différent pour éviter de trop longues comparaisons avec Olivier Boiscommun.
Ce qui s'est passé car rien n'est comparable finalement.
Sinon d'un point de vue de l'histoire on a voulu développé le côté société dans l'univers de troll et quitté ce monde drôle qui été présent dans les 3 premiers tomes pour se diriger vers quelque chose de plus noir...
  Vos personnages sont assez différents de ceux que l'on a quitté au tome 3, ils ont veillit et ont un côté plus bestial. Comment vous êtes-vous approprié ces personnages ?
En fait j'ai recopié les personnages des tomes précèdents pendant pas mal de temps pour essayer de trouver ce qui caractérisaient les personnages pour pouvoir les incorporer dans mes personnages. C'est pourquoi je pense que bien que mes personnages soient complétement differents on les reconnait... c'était le but.
  J.D. Morvan scénarise seul la suite de Troll, participez-vous au scénario et si oui dans quelle mesure ?
Oui, comme avec tout ses dessinateurs Jean-David crée l'histoire avec nous. En fait il avait une idée précise de ce qu'il voulait mais on a réfléchit ensemble pour y arriver ensemble... Ensuite Jean-David écrit et me propose son texte une fois terminé et on en parle. Si c'est ok on est parti.
  Le monde décrit dans ce tome est assez fantastique, d'où vous viennent tout ces personnages ?
De pleins de choses en fait. Je m'inspire de tout ce que je vois ou que j'entends film BD livre, tout...
  Il y a une cohérence d'ensemble, comment réussissez-vous à vous y retrouver parmi les races, les peuples, les luttes.., les dominations ??
Ça c'est le travail de Jean-David mais j'ai un petit classeur avec mes recherches de personnages ce qui m'aide pour ne rien mélanger.
  Les punitions des gardes sont assez atypiques surtout dans un monde comme celui-ci.. comment en êtes-vous arrivé à attribuer de telle punition ??
En fait ce que voulais Jean-David était que les humains soient pris pour des monstres et les vrais monstres pour des humains. Les monstres ont peur des humains et donc ce qu'ils veulent c'est exterminer les humains pour cette seule raison...
  Troll dépeind l'avénement de l'humanité mais on garde peu d'espoir sur l'homme et contrairement à ce que pensait Rousseau on a l'impression que l'homme est ici naturellement mauvais. Y-a-t-il quand même un espoir ?
Pas beaucoup, en fait dans le tome 2 (ndw: tome 6 à paraître) commence une guerre mais je n'en dis pas plus ...
Je tiens à remercier Monsieur Labourot pour avoir répondu à ces questions, pour sa gentillesse, ses échanges en dédicaces ainsi que pour les images d'ex-libris qu'il m'a communiqué.